Réservé aux moins de 35 ans

Samedi 21 mars | 14h – 17h

ATELIERS

Découvrir, échanger, débattre, tel est le sens des Rencontres des Nouveaux Mondes.

Les ateliers sont là pour approfondir davantage une thématique sur base de l’intervention d’un·e expert·e du sujet, dans une dynamique participative!

Samedi après-midi, vous aurez l’occasion de vous inscrire à deux ateliers.

Pour vous inscrire aux visites de terrain et ateliers, vous recevrez un email suite à votre inscription au week-end.

Jeunesse et précarité: une dimension oubliée?

La précarité étudiante n’est pas nouvelle mais elle s’est normalisée ces dernières années. La Fédération des étudiant·e·s francophones milite depuis longtemps auprès du monde politique pour que cette nouvelle réalité soit entendue. A travers ce module de la FEF abordera les causes et conséquences de ce phénomène qui met en difficulté des milliers d’étudiant·e·s.

Adam AssouiPrésident de la Fédération Francophone des Etudiant·e·s

Santé mentale des jeunes dans un monde abîmé : comprendre les déterminants sociaux et raciaux pour mieux agir

Cet atelier propose une introduction critique aux enjeux de la santé mentale des jeunes, en les replaçant dans leurs contextes sociaux, politiques et environnementaux. À partir d’éléments théoriques accessibles et d’exemples concrets, nous aborderons les déterminants structurels – sociaux, raciaux et écologiques – qui influencent le bien-être psychique. Une large place sera laissée aux échanges avec les participant·e·s, afin de croiser savoirs, vécus et pistes de réflexion collective, dans une perspective décoloniale et de santé globale (One Health).

Binta Liebmann Diallo, infirmière, co-fondatrice et coordinatrice de Dental Flux, spécialiste en santé inclusive

De l’éco-anxiété à l’éco-sensibilité

De l’éco-anxiété à l’éco-sensibilité. Il est tout-à-fait normal de vivre de l’anxiété face à la gravité des problématiques environnementales (biodiversité, climat, polluants éternels,…). Or, l’anxiété peut induire de l’agitation (qui mène à l’épuisement), du déni (le phénomène de l’autruche) ou encore de la paralysie. De plus, l’anxiété semble annuler d’autres émotions comme la joie et la sérénité tout aussi nécessaires à l’action juste. Dans cet atelier, vous prendrez le temps de revenir à votre corps, d’échanger avec les autres et d’ouvrir votre créativité pour amorcer une dynamique robuste (sans agitation, déni ou paralysie) vers la joie et l’audace.

Amandine Godin, Psycho-somatothérapeute, ancienne ergothérapeute en hôpital psychiatrique, spécialisée dans l’accompagnement des personnes angoissées, endeuillées, et/ou éco-anxieuses

Notre santé n’est pas à vendre !

La santé est un droit fondamental. Une bonne santé implique un accès à un système de soins de qualité, mais aussi des conditions de vie qui permettent d’éviter la maladie : un logement salubre, un environnement sain, des conditions de travail dignes, de la nourriture de qualité…

Autant de domaines aujourd’hui soumis au grand « marché mondial », objets de convoitise de grands groupes capitalistes : big pharma, big tech, assurances, grands promoteurs immobiliers, grande distribution, etc….

Dans cet atelier nous analyserons cette mainmise du Capital sur notre santé, en particulier sa stratégie de pénétration des systèmes de soins de santé. Nous discuterons aussi des alternatives pour faire de notre santé un bien commun au cœur de l’enjeu démocratique.

Sebastian Franco, économiste, chercheur au GRESEA

One health: quand santé humaine et santé de l’environnement ne font qu’un

Et si on changeait notre approche de la santé ? A l’opposé d’une vision de la santé cloisonnée, l’approche « One Health » vient reconnecter santé des humains, des animaux et des écosystèmes. L’épidémie du Covid 19 a confirmé toute la pertinence de cette approche. Prendre soin de notre environnement et du vivant revient à prévenir et prendre soin de notre santé. Comment la promouvoir et changer de logiciel ?

Anne Berquin, Cheffe de clinique chez Cliniques universitaires Saint-Luc

Burn out chez les jeunes : comment repenser le travail ?

Les cas de burn out explosent chez les jeunes, ils auraient doublé en 7 ans. Dépression, stress, anxiété sont ressentis par de nombreux·ses jeunes travailleur·euses. Sortant d’une approche individualisante, l’atelier visera à comprendre les facteurs sociétaux relatifs à ce phénomène. Comment le travail a-t-il évolué au fil du temps ? En quoi les règles du jeu capitaliste déteignent sur la santé des travailleur·euses ?

Sylviane Carbonnelle, Médecin chargée de projets chez SOS Burn-out Belgique – Enseignante ULB épidémiologie effets des rayonnements

Capitalisme, individualisme et hiérarchies pyramidales : et l’entraide?

Nos sociétés occidentales modernes ont progressivement détruit les communautés, en isolant individus et familles nucléaires. Cette primauté de l’individu est l’héritage d’un système économique capitaliste et colonialiste prétendant que la somme des intérêts individuels mène à l’intérêt général. Pourtant, les défis écologiques, démocratiques et sociaux auxquels nos sociétés sont confrontés nécessitent de retrouver le sens du collectif ainsi que des communautés ancrées dans leur territoire. Comment recréer des liens d’entraide afin d’inventer un autre futur en dialogue avec la Terre et les autres qu’humains?

Gauthier Chapelle, chercheur inTERREdépendant, co-auteur de “L’entraide, l’autre loi de la jungle” (2025, Les liens qui libèrent) et “Une autre fin du monde est possible” (2022, Points)

Vers une société du soin : repères écoféministes 

Intervenant.e à confirmer

Réseaux sociaux : reprendre le contrôle sans disparaître

Les écrans et plus particulièrement les réseaux sociaux prennent une grande place dans nos vies.

Parfois trop grande. Les informations qui circulent, les relations en ligne, les jeux peuvent nous nous rendre « addict », voire nous isoler.

Garder un rapport critique aux réseaux, savoir s’en détacher, en parler ensemble, tel sera l’objet de cet atelier.

Julie Mouvet, Consultante en communication narrative et digitale

Prévenir les violences dans les relations amoureuses et les discours masculinistes

Les relations amoureuses des jeunes sont souvent banalisées et, comme dans les relations adultes, les violences qui s’y opèrent sont qualifiées de disputes. Pourtant, la dynamique de domination et de contrôle qui caractérise les violences au sein des couples adultes se retrouve aussi dans les relations amoureuses des jeunes. Ces violences ne sont pas sans lien avec les discours masculinistes qui circulent aujourd’hui sur Internet. Il est utile d’en parler ensemble afin de pouvoir les déconstruire et les désamorcer.

Delphine Langloischargée de projets chez CVFE et coordinatrice du projet CRUSH